Blog littéraire de l'imaginaire

Bienvenue sur ce blog consacré à la littérature. J'ai une préférence pour les lectures de l'imaginaire c'est-à-dire tout ce qui est fantastique, fantasy, science-fiction, ... Il m'arrive aussi de sortir de ma zone de confort et de lire des récits que je n'ai pas l'habitude. Il se peut donc que de temps en temps se glisse entre mes pages un article ou une critique sur un polar, un classique, une biographie, ...

La lecture est une façon de voyager et de s'évader, parfois jusqu'aux confins du monde. Je vous invite à faire un bout de chemin avec moi au fil de mes lectures, en espérant pouvoir vous faire découvrir des choses intéressantes, voir vous donner envie de vous plonger dans un livre en particulier.

Bonne visite :)

jeudi 15 juin 2017

DANS LES EAUX TROUBLES de Neil Jordan




15/20

Edition: Joëlle Losfeld

Origine de l'auteur: Irlande

Traduction: Florence Lévy-Paolini

Titre original: The Drowned Detective

Année de première parution: 2016 en VO - 2017 en FR

Genre: Roman contemporain, fantastique, enquête.

Nombre de pages: 274




J'ai lu ce livre dans le cadre d'un partenariat avec Babelio et les éditions Joëlle Losfeld.
Un grand merci à eux pour leur confiance et l'envoie du livre.




Jonathan, un détective anglais expatrié dans une ancienne république soviétique, mène une enquête pour retrouver une jeune fille, Petra, disparue douze ans auparavant. Alors qu'il lutte contre la jalousie et la rancœur depuis qu'il soupçonne sa femme de l'avoir trompé, il croise sur un pont une jeune fille qui s'apprête à se suicider. Il la sauve de la noyade, la raccompagne chez elle, et croit avoir enfin retrouvé Petra. Celle-ci exerce sur lui une fascination manifeste. La situation prend un tournant inattendu, tandis que la ville est le théâtre d'affrontement entre manifestants et forces de l'ordre. Dans ce climat de violence, Jonathan doit assumer les conséquences de ses découvertes, résoudre ses problèmes conjugaux et s'occuper de sa fille dont les amies imaginaires sont un peu trop présentes.




"Je ne sais pas".
C'est la première phrase qui me vient en tête si on venait à me demander comment j'ai trouvé ce livre.
Il y a parfois des livres qui nous laissent perplexes. Des livres qu'on a ni vraiment aimé, ni vraiment détesté. Des livres dont on ne sait pas trop quoi penser, et encore moins l'expliquer.
Je suis tombé sur ce livre avec Dans les eaux troubles. Je vais quand même tenter de mettre quelques mots sur mon ressenti.

Je ne m'attendais pas du tout en fait à ça au terme de ma lecture. L'action y est peu présente. Je croyais que je lirais un polar, policier un peu traditionnel, avec sa dose d'adrénaline et d'intrigue, ce fut tout différent. Etre décontenancé comme ça n'est pas forcément négatif, bien au contraire, au final, ce livre a su me surprendre. C'est plutôt positif d'être amené dans une direction qu'on ne soupçonnait pas.

L'auteur nous emmène dans une histoire qui vogue entre réalité et imaginaire, au fil des pérégrinations du personnage principal, Jonathan, un détective privé à l'âme en peine, un peu perdu entre sa vie privée à la dérive et sa profession. Je regrette peut-être que l'aspect fantastique ne soit pas plus franc. On dirait presque que l'auteur n'ose pas assumer cet aspect du livre.
Les personnages présents sont très humains, j'ai beaucoup aimé découvrir leur(s) histoire(s).
L'écriture, elle est très efficace, et m'a beaucoup plu. C'est ce qui a en grande partie contribué au fait que j'ai lu ce livre assez facilement, sans m'ennuyer malgré le peu d'action. Le récit est assez intimiste et j'ai parfois eu le sentiment d'un certain voyeurisme en lisant certains paragraphes, qui peuvent limite mettre mal à l'aise.

Je n'ai jamais eu autant de difficulté à émettre une critique sur un livre. Je terminerai donc en disant que c'est un livre très agréable à lire, bien qu'étrange, qui met l'accent sur les interactions entre les personnages, qui sont très bien construits et touchants de par leur réalisme manifeste, et les sentiments qui les animent. Un roman plein d'humanité, assez triste dans l'ensemble, mais non dépourvu de certaines bouffées d'espoir bien cachées derrière la jalousie destructrice. 


" Dans le vadou haïtien, ils ont peur des photos. Et vous savez quoi ? Ils ont raison, dit-elle.
- Ah bon ?
- Et comment. Le produit chimique - comment ça s'appelle ?
- L'acétate.
- L'acétate. Les cristaux. L'accroissement  de la lumière. Ce sont des cristaux jaloux. Et ils gardent un peu de l'image qu'ils affichent.
- Vous voulez parler de l'âme ? demandai-je. J'étais prêt à tout à présent, même à une exégèse philosophique. "


Ce que j'ai préféré:
° Les personnages dépeins, très humain, très fragiles
° Le mélange réel/irréel, bien que pas assez marqué


Ce que j'ai moins aimé:
° Je ne sais pas vraiment


Le nom de Neil Jordan vous dis quelque chose ? Normal, il s'agit, outre d'un écrivain, d'un réalisateur et producteur irlandais assez connus. Il a réalisé notamment Entretien avec un vampire, The Crying game et la série Borgia (parmi d'autres).

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire